1er mai: Fête du travail et réflexion sur le travail

Le 1er mai peut être chômé, mais il n’est pas interdit de penser. Les 100 ans de l’Organisation internationale du Travail (OIT) offrent l’occasion d’avoir une réflexion sur l’avenir du travail.

L’OIT est la plus ancienne des institutions spécialisées de l’ONU.

À l’occasion de la Conférence internationale du Travail qui se tiendra en juin prochain à Genève, les partenaires sociaux et de nombreux gouvernements fêteront son anniversaire et se prépareront au nouveau monde du travail.

La loi sur le travail suisse remontant à plus de 50 ans, soit l’époque de la révolution industrielle, quelques adaptations ponctuelles – néanmoins essentielles – s’avèrent nécessaires, malgré une base très solide. L’alliance réflexion suisse créée en 2016 par EXPERTsuisse a constaté cet état de fait et proposé une approche de modèle de temps de travail annuel dans le cadre de la réponse à la consultation sur l’initiative parlementaire Graber (16.414 temps de travail annuel).

La consultation menée au dernier trimestre 2018 et son rapport ont montré que l’association des deux initiatives parlementaires Graber (16.414 modèle de temps de travail annuel) et Keller-Sutter (16.423 temps de travail basé sur la confiance) est source de malentendus. La prise de position du Conseil fédéral en date du 18 avril 2019 et l’évaluation de la consultation font trop peu référence à cet état de fait. En revanche, le Conseil fédéral mentionne, à juste titre, les principaux aspects de la praticabilité dans l’exécution et de la protection de la santé. L’alliance réflexion suisse, la plate-forme pour une politique des employés et Promotion Santé Suisse incitent la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États à discuter à nouveau, de façon ciblée, du contenu de l’initiative parlementaire Graber (16.414 modèle de temps de travail annuel) le 2 mai 2019.

Dès le lendemain de la Fête du travail, une étape importante pour l’«avenir du travail» pourrait être franchie à la Berne fédérale.